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Rappel du deuxième versement des taxes foncières - 15 mai

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Vie municipale |17 février 2026

Faits saillants du conseil du 9 février 2026

Fonderie Horne : Déclaration du maire et position de la Ville

Le maire, Gilles Chapadeau, a ouvert la séance par une déclaration devant une salle comble. Environ 150 personnes étaient présentes et plus de 700 citoyens ont assisté à la séance en ligne à un certain moment.

Le maire a rappelé que Rouyn-Noranda se trouve à un moment déterminant de son histoire. Depuis plusieurs mois, la Ville maintient que le gouvernement du Québec doit assumer ses responsabilités dans le dossier de la Fonderie Horne. Selon cette position, le gouvernement est le seul à détenir l’expertise et l’autorité nécessaires pour établir une réglementation qui tienne compte à la fois des capacités techniques de l’industrie et du droit fondamental de la population à la santé.

Or, le premier ministre François Legault, également ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, a demandé à la Ville de se prononcer sur la proposition que le gouvernement souhaite soumettre à Glencore. Cette proposition vise essentiellement à offrir un cadre prévisible en exigeant que la Fonderie Horne atteigne la cible de 15 ng/m³ d’arsenic dans l’air au cours des sept prochaines années.

Appui majoritaire et conditions posées

Une majorité des membres du conseil municipal a décidé d’appuyer la proposition du premier ministre. Cette position repose principalement sur le constat que le statu quo n’est plus acceptable. Les élus estiment que des investissements majeurs doivent être réalisés rapidement afin d’améliorer la situation.

Le conseil municipal a toutefois assorti son appui de conditions minimales :

  • l’atteinte de la cible de 15 ng/m³ d’ici 2030 ;
  • la présentation d’un plan clair et crédible menant à l’atteinte éventuelle de la norme québécoise ;
  • l’engagement de la Fonderie Horne à réaliser des travaux sur les digues nord et sud du bassin Osisko.

Le maire, conscient que cette position ne ferait pas l’unanimité, a expliqué que l’objectif prioritaire demeure la recherche d’un compromis acceptable. Il a rappelé que Rouyn-Noranda est bien plus qu’une fonderie. La Ville se distingue par ses artistes, ses événements culturels, l’innovation et l’audace de ses entrepreneurs ainsi que par la richesse de son territoire. Cet enjeu prend une dimension particulière en cette année marquant le 100e anniversaire de la Ville.

Participation citoyenne et climat des échanges

Le dossier suscite un vif intérêt et soulève des préoccupations au sein de la population. Pendant près de deux heures, une trentaine d’intervenants ont pris la parole pour exprimer leur point de vue.

Bien que deux sensibilités se soient clairement manifestées — d’une part, les travailleurs de la Fonderie Horne et les représentants du milieu économique, et d’autre part, des groupes citoyens et des résidents préoccupés par les enjeux de santé publique — les échanges ont démontré un climat respectueux.

Parler de polarisation serait réducteur. Si les priorités et les perspectives diffèrent, les interventions ont témoigné d’une volonté de compréhension mutuelle. Plusieurs personnes ont d’ailleurs souligné qu’elles reconnaissaient la légitimité des préoccupations exprimées par l’autre partie. Bref, si le dossier de la Fonderie Horne provoque inévitablement des tensions au sein de la communauté, la séance a aussi laissé transparaître la solidarité et l’empathie qui caractérisent la population de Rouyn-Noranda.

Cœurs bleus et solidarité avec les travailleurs étrangers

À cette occasion, les membres du conseil ont porté un cœur bleu en solidarité avec les travailleurs étrangers qui sont affectés directement par l’abolition du PEQ (Programme de l’expérience québécois). Ils se joignent ainsi à un vaste mouvement qui réunit les municipalités, les entreprises et les organismes de toutes les régions du Québec.